CFDT UNION PARISIENNE DES SYNDICATS DE LA METALLURGIE LA PAROLE RESTE aux TRAVAILLEURS Le Président de la République entend défendre son trône et sa "majorité". C'est son affaire. Mais il n'a pas pour autant le droit d'utiliser n'importe quel moyen pour le faire, y compris d'assimiler 10 Millions de travailleurs en grève pour la satisfaction de leurs revendications à une entreprise de domination totalitaire. Nous ne sommes pas, à la C.F.D.T., communistes, et les travailleurs le savent bien! Mais chercher à régler les problèmes sociaux négligés depuis des années en agitant une fois de plus l'épouvantail communiste n'est pas digne d'un Chef d'Etat qui se prétend démocratique. Nous savons tous: - Que les travailleurs se sont mis en grève d'un mouvement largement spontané et que, de la même façon, ils ont refusé de reprendre le travail sur les résultats des discussions entre C.N.P.F., Pompidou et Syndicats. - Que le Gouvernement ne se pose pas en défenseur de la liberté du travail surtout quand on sait comment il se comporte à l'ORTF dont il en a fait un outil exclusif de sa propagande. - Que les Patrons - eux mon plus - ne viennent pas se poser au champion de la liberté! Ont-ils brusquement obélie et renié la façon dont ils se comportent dans les entreprises! Quel respect ont-ils de la liberté des travailleurs? Peut-être allons-nous voir Monsieur BERCOT, patron de CITROEN, se découvrir brusquement une vocation de champion de la liberté? mais de quelle liberté? PLUS DE 10 MILLIONS DE TRAVAILLEURS sont en grève depuis maintenant 15 Jours et occupent des milliers d'usines, sans qu'aucun incident ne soit signalé. C'est là notre réponse aux accusations mensongères portées contre nous. Les travailleurs font ainsi la preuve de leur maturité, de leur calme, et de leur détermination. Les travailleurs en grève occupent leurs usines. Ce ne sont pas les intimidations, ni les mensonges qui les en feront sortir. ... LES PATRONS DE LA METALLURGIE PORTENT, SEULS, LA RESPONSABILITE DE LA CONTINUITE DE CETTE GREVE. - ECHEC à l'U.I.M.M. (Métallurgic Patronale Française). Apres 3 réunions; mercredi 29, Vendredi 31 et Samedi 1er Juin, les discussions avec les patrons des Métaux ont échoue; ces derniers entendant se limiter à l'application stricte des conclusions des discussions entre C.N.P.F. - Syndicat et Pompidou, de la rue de Grenelle, les travailleurs ont rejeté ces conclusions. Devant cette intransigeance, notre délégation a refusé ces simulacres de négociation et rejeté sur le patronat les responsabilités et conséquences d'une telle attitude. La C.F.D.T., avec l'ensemble des organisations syndicales, a rappelé qu'elle était prête à NEGOCIER. CONDITION DU SUCCES -La continuité du MOUVEMENT. Le patronat voudrait tabler sur la lassitude des travailleurs pour tenter de régler au meilleur prix la reprise. Les travailleurs ne tiennent pas la lutte depuis + de 15 jours pour des "broutilles". ILS NE CEDERONT PAS AU CHANTAGE Ce qui fera sortir les travailleurs de usines et rependre le travail, C'EST LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS. Nous avons toujours été prêts à négocier et si cela n'a pas été fait plus tôt, cela n'est pas notre faute. Nous avons toujours affirmé notre volonté de négocier, ensuite de présenter ces résultats aux travailleurs afin que ceux-ci puissent eux-mêmes décider s'ils reprennent ou non le travail. Dans l'attente de résultats concrets, nous ne pouvons que renouveller aux travailleurs notre mot d'ordre : TOUS, CONTINUONS LA GRÈVE OCCUPONS NOS USINES C'EST LA SATISFACTION DE NOS REVENDICATIONS, ET RIEN D'AUTRE QUI NOUS FERA REPENDRE LE TRAVAIL -Le Patronat de la Métallurgic Française a cassé les discussions nationales. Le Patronat Métallurgic de la Région Parisienne a déclare vouloir négocier MARDI 4 JUIN ou MERCREDI 5 JUIN - TRAVAILLEURS, nous vous tiendrons informés de ces négociations. - ECHEC à l'U.I.M.M. (Métallurgic Patronale Française). Apres 3 réunions; mercredi 29, Vendredi 31 et Samedi 1er Juin, les discussions avec les patrons des Métaux ont échoue; ces derniers entendant se limiter à l'application stricte des conclusions des discussions entre C.N.P.F. - Syndicat et Pompidou, de la rue de Grenelle, les travailleurs ont rejeté ces conclusions. Devant cette intransigeance, notre délégation a refusé ces simulacres de négociation et rejeté sur le patronat les responsabilités et conséquences d'une telle attitude. La C.F.D.T., avec l'ensemble des organisations syndicales, a rappelé qu'elle était prête à NEGOCIER. CONDITION DU SUCCES -La continuité du MOUVEMENT. Le patronat voudrait tabler sur la lassitude des travailleurs pour tenter de régler au meilleur prix la reprise. Les travailleurs ne tiennent pas la lutte depuis + de 15 jours pour des "broutilles". ILS NE CEDERONT PAS AU CHANTAGE Ce qui fera sortir les travailleurs de usines et rependre le travail, C'EST LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS. Nous avons toujours été prêts à négocier et si cela n'a pas été fait plus tôt, cela n'est pas notre faute. Nous avons toujours affirmé notre volonté de négocier, ensuite de présenter ces résultats aux travailleurs afin que ceux-ci puissent eux-mêmes décider s'ils reprennent ou non le travail. Dans l'attente de résultats concrets, nous ne pouvons que renouveller aux travailleurs notre mot d'ordre : TOUS, CONTINUONS LA GRÈVE OCCUPONS NOS USINES C'EST LA SATISFACTION DE NOS REVENDICATIONS, ET RIEN D'AUTRE QUI NOUS FERA REPENDRE LE TRAVAIL -Le Patronat de la Métallurgic Française a cassé les discussions nationales. Le Patronat Métallurgic de la Région Parisienne a déclare vouloir négocier MARDI 4 JUIN ou MERCREDI 5 JUIN - TRAVAILLEURS, nous vous tiendrons informés de ces négociations.
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